Les actions


L'entretien - Gestion des boisements


Le Plan de Gestion des boisements de la Rivière Drôme et de ses affluents :

Dans le cadre de l’achèvement du Contrat de Rivière Drôme et Haut-Roubion n° 2 et afin de faire perdurer les bénéfices acquis par les opérations d’entretien réalisées, le SMRD a lancé, en 2006,  une étude portant sur la réalisation d’un plan d’entretien de la végétation unique, à l’échelle du bassin versant.
Cette étude a permis de couvrir l’ensemble des cours d’eau du bassin versant, notamment sur les secteurs connaissant un déficit d’entretien. Elle a abouti à l’élaboration d’un Programme Pluriannuel d’Entretien et de Gestion des boisements de la rivière Drôme et de ses affluents, premier outil opérationnel du SMRD.

La réalisation de ce Plan Pluriannuel d’Entretien a été l’occasion :

  • de réaliser un état des lieux  et un diagnostic de la végétation des rives de la Drôme et de ses affluents,
  • de définir les enjeux présents sur chaque cours d’eau ou tronçon homogène de cours d’eau,
  • de fixer, en concertation avec l’ensemble des acteurs et usagers de l’eau, des objectifs de gestion sectorisés,
  • de déboucher sur la proposition d’un Plan Pluriannuel d’Entretien programmé pour 5 ans, couvrant l’ensemble du bassin versant et permettant de répondre aux enjeux et objectifs définis par secteurs homogènes.

Ce Plan Pluriannuel d’Entretien fait l’objet d’une Déclaration d’Intérêt Général et est mis en œuvre depuis 2007 par le SMRD.

Pourquoi intervenir ?

Découvrez la plaquette d'entretien PPE

  • Pour restaurer le libre écoulement des eaux. En effet, les arbres tombés dans la rivière et les embâcles (tas de bois mort à l’intérieur du lit) constituent autant d’obstacles à l’écoulement et risquent de provoquer des inondations par un relèvement de la lame d’eau en amont de l’embâcle ou par une rupture brutale du barrage créant une lame d’eau vers l’aval, mais également des érosions de berges ou de digues par une déviation du courant vers les berges. Une attention particulière doit être portée à l’amont des ouvrages d’art (pont par exemple).

De plus, la végétation présente à l’intérieur du lit de la rivière va réduire la section d’écoulement et donc augmenter la violence du courant.

  • Pour assurer la stabilité des berges et des digues. En effet, les arbres morts ou déstabilisés en bordure de cours d’eau risquent, en tombant dans le lit de la rivière, non seulement de créer une gêne pour l’écoulement mais également d’emporter avec eux, dans leur chute, un morceau de berge ou de digue, créant ainsi une anse d’érosion.
  • Pour permettre une régénération de la forêt alluviale et une amélioration de la biodiversité. En effet, il est nécessaire de traiter la végétation vieillissante et broussailleuse afin que les jeunes sujets puissent se développer et permettre à la forêt de se régénérer. Ces travaux d’entretien vont également favoriser une diversité et une réouverture des milieux et des habitats naturels favorables à un développement et à une diversification de la flore et de la faune, terrestre et aquatique
  • Pour assurer une mise en valeur paysagère des cours d’eau. Les cours d’eau sont des éléments essentiels dans la structuration du paysage, que ce soit sur des espaces naturels, agricoles ou sur des espaces plus urbanisés. Le bon état visuel et biologique des cours d’eau va donc contribuer à une amélioration de la qualité paysagère des fonds de vallée et des zones urbanisées contribuant ainsi à l’amélioration du cadre de vie.

Comment intervenir ?

L’intensité des opérations d’entretien doit être adaptée aux enjeux présents sur le tronçon de cours d’eau concerné et aux objectifs de gestion définis sur celui-ci.
Ainsi, sur un petit cours d’eau de tête de bassin où les enjeux sont essentiellement naturels et piscicoles, l’entretien devra être très léger afin de simplement limiter le risque d’apparition de désordres sans perturber le fonctionnement naturel du milieu.
A contrario, l’entretien de digues déstabilisées dans la traversée d’une agglomération devra être beaucoup plus intensif et régulier.

Les principales opérations d’entretien sont :

  • Abattage sélectif de la végétation sur les berges et dans le lit. Une végétation excessive et vieillissante va perturber les écoulements et accentuer les risques d’inondation et d’érosion. A l’inverse, une végétation entretenue et adaptée stabilise les berges, améliore la capacité d’écoulement des eaux, favorise la diversité des milieux et des habitats et assure un ombrage équilibré pour le milieu aquatique. Les opérations d’abattage consistent donc à l’élimination des arbres morts, déstabilisés ou en mauvais état sanitaire au bord du cours d’eau mais aussi des espèces mal adaptées (conifères, peupliers d’Italie…). Les arbres ne sont pas dessouchés afin de permettre une reprise de la végétation à partir de la souche (cépée) et de ne pas déstabiliser la berge. Il ne s’agit pas de coupe à blanc car celle-ci va entraîner une explosion de la végétation sur les berges et dans le lit et modifier le milieu aquatique (augmentation de la température) de façon néfaste pour la faune et la flore.
  • Elagage et coupe des branches basses. Les branches basses au dessus du lit du cours d’eau vont favoriser l’accumulation des bois morts, entraînant la formation d’embâcles.
  • Débroussaillage des berges et du lit. Ce travail va permettre, d’une part le développement de jeunes sujets arbustifs et, d’autre part, de restaurer les capacités d’écoulement de la rivière lorsque celle-ci se retrouve envahie par les broussailles. Il est à noter que sur certains secteurs peu risqués, les broussailles peuvent être conservées car elles vont permettre de diminuer la vitesse d’écoulement et donc les risques d’inondation à l’aval. Sur d’autres secteurs, l’élimination des broussailles va permettre une valorisation paysagère (traversée d’agglomération) ou faciliter le cheminement sur les berges.
  • Enlèvement sélectif des embâcles à l’intérieur du lit. Les embâcles (tas de bois mort à l’intérieur du lit) seront traités sélectivement ; seuls les embâcles constituant une réelle gêne pour l’écoulement (et en fonction des enjeux présents sur le tronçon) seront évacués. Les embâcles ne représentant pas de gêne au niveau hydraulique seront conservés pour leur rôle important au niveau de la biodiversité.


Abattage des arbres penchés







Equipe rivière en aval











Nettoyage du chantier


















Levage mécanique