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L'entretien - Les techniques végétales
Autres opérations de valorisation des cours d’eau : les techniques végétales
Les techniques végétales sont des techniques de stabilisation, de protection ou de restauration des berges faisant appel aux caractéristiques de certains végétaux, vivants ou morts.
Les techniques existantes sont très diverses dans leur technique. Leur mise en œuvre et leur coût va de la simple végétalisation de berges par bouturage à des techniques beaucoup plus complexes.
Les techniques mises en œuvre par le SMRD, restent des techniques simples et peu onéreuses, pouvant également être directement réalisées par les riverains.
Ces techniques sont essentiellement le bouturage et ses variantes (lit de plançons…), le tressage, le fascinage et la mise en œuvre de peignes végétaux.
Les matériaux utilisés sont des matériaux de provenances locales, directement récupérés dans le lit des cours d’eau du bassin versant. Il s’agit essentiellement de saules (branchages et pieux), d’aulnes, de frênes (pour les plantations), de robiniers (pour la confection des pieux morts et des peignes).
Un exemple de technique végétale : le tressage
Le tressage est une protection de pieds de berge de faible hauteur (environ 50 cm) réalisée avec des branches de saules vivantes, entrelacées autour de pieux solidement enfoncés en pied de berge et disposé le long de celle-ci.
Avantages du tressage :
- Permet une protection immédiate, efficace et bon marché.
- Constitue par son effet mécanique une protection stable dès la mise en place même avant que les végétaux aient repris et produits des racines.
- S’adapte de façon souple aux irrégularités de la berge.
Limites du tressage :
- Hauteur de protection relativement limitée et ouvrage nécessitant souvent d’autres techniques végétales accompagnatrices (bouturage, lit de plançons….).
- Sur des petits cours d’eau, le fort développement des saules aura tendance à limiter quelque peu le gabarit si aucun entretien n’est réalisé après quelques années. C’est un élément dont il faut tenir compte dans la mise en œuvre en se tenant le plus près possible de la berge ou en talutant éventuellement celle-ci.
- Technique peu adaptée à la protection des berges des cours d’eau à fort transit sédimentaire et à forte mobilité latérale.
Mise en œuvre et phasage du tressage :
- La première phase des travaux consiste à préparer la berge ; celle-ci sera entièrement nettoyée puis talutée avec une pente proche de 1/1.
- Des pieux seront ensuite battus tous les mètres en pied de talus. Le battage devra être suffisamment profond pour que ceux-ci puissent résister au passage des crues avant reprise de la végétation. Les pieux seront préférentiellement des pieux vivants (saule) même si des pieux en bois imputrescibles (châtaignier ou robinier) peuvent faire l’affaire.
- Entre chaque pieu, des branches de saule sont tressées jusqu'à une hauteur d’environ 50 cm. Les branchages devront être disposés dans le sens du courant afin de ne pas offrir de résistance aux écoulements.
- Une fois le tressage terminé, l’arrière de l’ouvrage sera remblayé, la berge sera talutée et végétalisée.
- Après 1 à 2 ans, les pieux et les branchages ont repris et permettent une protection très efficace de la berge.