Nom scientifique :
Fallopia japonica,
Origine :
Asie orientale
Comment la reconnaître :
Plantes herbacées vivaces de 2,5 à 4 m de haut à feuillage caduque et appareil racinaire très développé constitué de rhizomes. Les feuilles rondes, pointues, jusqu’à 15 cm de long alternes, pétiolées, portées par des tiges ponctuées de rouge.
Fleurs : regroupées en grappes lâches de 8 à 12 cm de long. Minuscules fleurs blanches.
Floraison d’août à octobre.
Fruits : akènes marron et brillants d’environ 4 mm de long. Graines rarement viables sous climats tempéré et méditerranéen.
Localisation sur le bassin versant de la Drôme :
Essentiellement sur l’amont du bassin versant.
Reproduction et propagation :
Reproduction végétative à partir des fragments de rhizomes et de tiges. Ces Renouées sont, parmi les espèces herbacées, les plus productives de la flore tempérée (jusqu’à 13 tonnes/ha pour l’appareil végétatif, 16 tonnes/ha pour l’appareil racinaire).
Dissémination par l’eau (crues) et l’homme (travaux de génie civil et rural).
Propagation favorisée par la dégradation ou la destruction de la végétation des berges, la mise à nu des sols et par Le risque inondation.
La sécrétion de substances a été mise en évidence au niveau des racines de la plante qui font mourir les racines des plantes avoisinantes.
La densité des feuilles empêche tout développement d’autres plantes par manque de lumière
Milieux colonisés :
Zones alluviales, rives des cours d’eau, milieux perturbés, banalisés et dégradés (berges enrochées, dépotoirs sauvages, remblais).
Nuisances :
Limitation de la régénération des ligneux en zone alluviale (forêts d’aulnes, de saules, de frênes,…).
Réduction de la biodiversité : leur expansion peut menacer des espèces à valeur patrimoniale liées aux cours d’eau
Elle favorise l’érosion des berges et peut provoquer la formation de barrages et d’embâcles quand, en automne, les tiges sèches sont emportées par le courant.
Elle peut dégrader ponts et barrages et pose également problème dans les champs irrigués en obstruant les canaux.
Dans leurs peuplements denses, gêne pour la circulation et l’accès des usagers aux rives des cours d’eau.
Modalités de lutte et de contrôle :
Les fauches ne sont efficaces qu’à long terme, la plante disposant de réserves dans ses rhizomes. Mis à part un arrachage méthodique et très soigné avec brûlage des plantes, les autres moyens de lutte s’avèrent peu efficaces.
Par contre, préventivement, on pourrait éviter l’installation de la plante en favorisant des inondations répétées des berges et la diversité de la végétation (qui opposera une plus grande résistance à la renouée). Enfin, l’enrichissement de l’eau en azote (eutrophisation) est un facteur favorisant sa prolifération.
Des milieux aquatiques de qualité, avec une végétation rivulaire dense et variée sont les seuls garants d’une protection efficace contre l’arrivée de la renouée.