La notion de risque inondation résulte du croisement de l’aléa et de la vulnérabilité.
L’aléa :
L’aléa est la composante naturelle de la notion de risque. Il représente la crue et ses conséquences en tant que phénomène physique et pouvant se manifester sous différentes formes :
L’inondation, caractérisée par des hauteurs de submersion, la vitesse du courant…. L’inondation peut-être naturelle (débordement de la rivière) ou accidentelle (rupture d’une digue entraînant l’inondation des terrains à l’arrière.
L’érosion des berges entraînant un déplacement latéral du lit du cours d’eau.
La vulnérabilité :
La vulnérabilité est une notion socio-économique exclusivement liée à l’occupation des sols et à sa tolérance, aux inondations et aux érosions. Plus une zone présente d’habitations, plus elle est vulnérable.
Ainsi un aléa fort (débordement important de la rivière en crue) et une vulnérabilité forte (présence d’habitations, de zones d’activité) entraînent un risque inondation fort.
A contrario, un aléa faible (faible hauteur d’eau) et une vulnérabilité faible (présence de zones naturelles) entraînent un risque faible.
Cette notion est primordiale dans les documents de prévention des risques, les documents d’urbanisme, les schémas d’aménagement….
Sur l’ensemble du bassin versant, les zones connaissant le risque le plus important sont les zones protégées par des digues. En effet, sur ces zones l’aléa est souvent fort (forte submersion en cas de rupture de digue) et la vulnérabilité importante (les digues protègent des enjeux forts (habitations, activités économiques, réseau routier…).